Et dieu créa les voitures de sport...

C'est un de ces jours comme il en existe pas assez. Un casting incroyable est présent avec un panel étendu de la gamme Porsche, de la petite Boxter en passant par la Carrera 4S jusqu’à la monstrueuse 911 GT3 RS. D’autres voitures d’exception sont également présentes comme la McLaren 720 S, la Maserati Granturismo ou encore la Mercedes AMG GT-S

Comme le disait Coluche “Le champignon le plus vénéneux c’est celui qu’on trouve dans les voitures." C’est pour ça qu’on vient sur circuit se faire plaisir avec les copains. Voilà qui résumait bien l’esprit de la journée.

Au commencement le premier jour, dieu créa la Mercedes AMG GT-S :

En montant à bord à peine le temps d’admirer les finitions de l’habitacle, on est pas là pour ça. Simplement le tout petit pare brise et la position de conduite très basse limitent pas mal le champ de vision et font presque oublier l’interminable capot.

Au volant JB, ancien pilote en karting, à l’air facile et exploite parfaitement le V8 bi-turbo de 510cv. “Il faut être patient… En vertical c’est très bien ! Ca pousse fort et ça freine sec mais en courbe on peut vite être en crabe partout…”

 

Une voiture accessible pourtant assez vivante si besoin, la direction très ferme permet une bonne attaque et après plusieurs tours intensifs les bras commencent à tirer et les freins à chauffer.
“Ça remplace bien un abonnement à la salle de muscu...”

La GT-S c’est avant tout un look inimitable : des traits galbés et élancés : sur lesquels on a agrégé sportivité, accessibilité et plaisir; non pas une arme de guerre pour aller claquer des chronos pénalisée par son poids et son gabarit. La Mercedes AMG GT-R s’en chargera…

Le troisième jour : Porsche 911 GT3 RS

Elle fait partie de ces quelques réelles voitures de course “adaptée” pour la route.

A l'intérieur, l'arceau, les harnais en 5 points, les sièges baquets en fibre de carbone, l'extincteur au pied du passager, etc... sont là pour rappeler que la rigolade est terminée. Et en effet fini de rire lorsqu'on se lance sur la piste.

La sonorité du flat 6 atmo est magique (surtout de l'extérieur) et les passages de rapport sont presque violents dans un petit sifflement charmeur. C'est avant tout le caractère course de l'auto qui saute aux yeux elle est comme un poisson dans l'eau sur la piste ! 

Le châssis affûté permet d'inscrire la voiture à haute vitesse en courbe et il faut vraiment piloter pour aller chercher les limites de l'auto. On se bagarre avec une 720S pourtant beaucoup plus puissante, il faut dire que le pilote à l'habitude de sa monture et il est à l'attaque.

"Avec ce genre de voiture on a l'impression de ne jamais être pris en défaut... Sauf que quand ça sort, ça sort vraiment!" heureusement ce n'était pas un jour à mettre une GT3 RS dans les graviers.

C'est probablement celle qui est la plus bestiale et la moins aseptisée du plateau, ce qui se paye en comportement routier pour l'usage au quotidien où elle sera peu pratique et un peu "raide", clairement elle est surdimensionnée pour aller chercher le pain... mais sur piste quel régal !

Le quatrième jour : Mclaren 720S

Chez Mclaren c'est simple : 720S pour 720ch pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? C'est la voiture la plus puissante du plateau, dès l'entrée dans la voiture avec les portes en élytre on comprend que c'est encore une autre univers. Plus tôt dans la journée la belle a fini légèrement dans les graviers par excès d'optimisme avec le mode drift.

Pour l'exploiter à fond il faut avoir de bonnes notions de pilotage mais elle se veut aussi accessible c'est la force des supercars modernes. 

Dès la sortie des stands l'accélération est démente quelle poussée ! Lors des premiers virages grâce à sa structure en fibre de carbone, ce qui frappe c'est l'agilité et la légèreté de la voiture qui s'inscrit parfaitement et avale les virages avec une facilité déconcertante. Le freinage est tout simplement hallucinant bien aidé par l'aérofrein avec un aileron qui s'active à l'arrière de la voiture mais également à l'accélération pour donner de l'appui.

 

Toutes les sensations sont démultipliées c'est clairement la voiture la plus incroyable dans laquelle j'ai eu la chance de monter à ce jour. On regrettera toutefois l'intérieur un peu "simple" et minimaliste pour une auto de cette trempe. 

Le sixième jour : Ferrari 458 Italia GT3

On pensait avoir tout vu et surprise quand peu après la mi-journée les membres du Team CMR, qui organisent la journée de roulage, font apparaître dans la Pit-lane une vraie voiture conçue pour le circuit : une Ferrari 458 Italia GT3 qui a permis au Team CMR de s’illustrer notamment en catégorie GT3 ou sur les Blancpain Series.

Après quelques tours de chauffe par la patron du team, dans un bruit déjà assourdissant, un dernier check des températures et pressions de la voiture permet de lancer les hostilités pour cette 458 Italia GT3 taillée pour la piste.

Les baptêmes se succèdent et les réactions à la sortie de la voiture diffèrent : il y a ceux qui se sentent un peu ballonnés, ceux qui n’arrivent même pas à mettre un mot sur ce qu’ils ont vécu et ceux qui ont fait le plein de sensations. “On a l’impression d’être téléporté, un clignement d’oeil et hop on est au virage d’après”.

Même si la piste était peut être légèrement sous dimensionnées par rapport aux possibilités de la 458 GT3, les sensations sont absolument démentes bien au dessus de la 720S malgré une puissance inférieure, chaque rapport qui s’enclenche s’apparente à une distribution de baffes par Obélix (Outchébé! Hmm pas outchébé? Ah boh non Obélix on avait dit pas trop fort... !)

Petit tour à bord ici :



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