Un samedi après-midi, sous le soleil savoyard, nous arrivons à l’hôtel Beauregard à Sévrier, au bord du lac d’Annecy. Tom nous accueille et nous présente l’essai du jour :
la Tesla Model S 100D.

Une électrique de 422 chevaux ? Les Ricains quoi...

Il m’invite à rentrer dans le véhicule. A peine installé, la voiture dégage une impression de sécurité et de pureté. Pas de levier de vitesse, mais un commodo qui remplit toutes ces fonctions. Aucun bouton sur le tableau de bord, juste un écran gigantesque qui répond à toutes les attentes des occupants. Pas de vide-poches mais des compartiments imposants sous le coude du conducteur.

J’enclenche le mode « Drive » grâce au commodo droit et ça y est, le voiture commence à se mouvoir. Première étape dans ce bijou à plus de 90 000€, la sortie du parking de l’hôtel pour s’insérer sur la route du bord du lac, assez fréquentée aux heures de sortie de plage. A cet instant, on sent  le gabarit imposant de la Model S : 1m96 de large, 2.1 tonnes, près de 5m de long. De plus, le montant qui relie le toit au capot crée un angle mort déstabilisant, empêchant d’avoir une visibilité optimale dans ce genre de situation.

Une fois sorti du parking, nous nous engageons en direction d’Albertville. Tom me fait ralentir afin que les voitures devant nous s’éloignent. Il me dit ensuite d’accélérer pied au plancher. Je m’exécute. L’accélération est forte mais ne m’impressionne pas. Je suis déçu et je lui dis. Il m’explique qu’il n’a libéré que la moitié de la puissance disponible. Il modifie ensuite les paramètres de la voiture en appuyant sur l’écran central et répétons la manœuvre. J’appuie à fond sur l’accélérateur. Là, nous nous retrouvons projetés contre nos sièges, avec un sourire béant de plénitude. L’accélération est puissante, contrôlée et silencieuse. Autant de sensations qui, mélangées, me sont totalement étrangères. Je découvre une autre manière de voir la route : 660 nm, 422 chevaux et deux moteurs électriques.

“Do you remember the 21st night of september...?”🎶🎶🎶

Nous arrivons au pied du Col de Leschaux. Nous tournons à droite et nous commençons à grimper l’un des cols les plus connus de la région. Tom me donne son accord pour tester un peu plus la voiture, afin de la sortir de sa zone de confort.

Nous enclenchons alors « September » de Earth, Wind and Fire sur Spotify grâce à la commande vocale et entamons cette montée. Les premières courbes sont prises à allure correcte, afin de s’habituer au gabarit, à l’accélération et à la tenue de route de la voiture. Les grandes lignes droites sont avalées à une vitesse phénoménale, le tout en ressentant une impression de sécurité très agréable. Après avoir apprivoisé doucement le véhicule, j’essaye de l’amener progressivement dans ses retranchements. Les virages s’enchaînent mais impossible de faire sourciller la voiture. Les sorties de courbes sont un régal tant l’accélération est impressionnante.
Personne en face, les 80 Km/h d’Edouard ne sont plus qu’un détail.

Nous arrivons en haut du Col de Leschaux. Pas le temps de s’arrêter pour profiter de la vue sur le lac d’Annecy, la Tournette et les Dents de Lanfon, la voiture n’est pas fatiguée. Nous attaquons la descente sans une seule voiture devant nous. Je découvre alors un détail fondamental : Le frein moteur.
Il est si puissant qu’il se substitue parfois au freinage. Sceptique au début, l’habitude se prend vite et cela devient beaucoup plus instinctif de se laisser descendre en silence plutôt que d’appuyer sur la pédale de frein. Dans la descente, face aux eaux turquoise du lac, la voiture ne bouge toujours pas malgré les courbes serrées et un peu plus de vitesse. Nous arrivons donc rapidement au pied du col et nous rejoignons la circulation. Il est alors temps de tester la conduite autonome.

Tesla et Elon Musk : Précurseurs !

N’étant a priori pas un grand adepte de ce mode de conduite, je me laisse guider par Tom. Deux coups de commodo vers soi suffisent à enclencher le mode autonome. La Model S étant équipée (en option) d’un mode autonome de niveau 3, le mode le plus avancé autorisé sur nos routes. Il suffit juste de garder une main sur le volant en signe de vigilance et de ne plus toucher au pédalier. La voiture accélère, freine, tourne et garde ses distances toute seule. Une grande première pour moi. L’expérience est impressionnante mais après les sensations ressenties en montagne, il est quand même difficile d’enlever son pied de la pédale de droite.

Nous arrivons sur le parking de l’hôtel. Il faut alors garer l’imposante Tesla en marche arrière dans un emplacement plutôt étroit. La caméra de recul géante est d’une aide indispensable. Nous stoppons la voiture. Tom nous montre alors les quelques fonctionnalités délirantes imaginées par Elon Musk. Il existe plusieurs « modes » d’affichage, dont un est particulièrement farfelu. Le mode « Noël » change alors les « clic clac » du clignotant en grelots et modifie l’affichage de l’environnement extérieur en remplaçant l’affichage des voitures qui nous entourent sur le tableau de bord en traîneau de Père Noël ou en élans. Tom enclenche ensuite un mode de climatisation inédit dans une voiture. En effet, la Model S est équipée d’un filtre HEPA qui purifie l’air extérieur afin d’éliminer les bactéries et permettant également de se protéger en cas d’attaque biologique, empêchant l’air extérieur de pénétrer dans l’habitacle.

Nous sortons finalement de la voiture et nous branchons le bolide pour qu’il puisse assurer encore ses 400kms d’autonomie affichés et nous repartons de Sévrier en ayant découvert une autre façon de voir l’automobile.  



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